Les services publics, premier pouvoir d’achat des citoyens et une barrière contre les inégalités.

Ce matin, la FEB annonce qu’« il reste des centaines de millions d’euros d’économies à faire dans les services publics ». Elle s’appuie sur une comparaison européenne avec la France, l’Allemagne et les Pays-Bas.

Elle oublie de préciser, sur base des mêmes statistiques (Eurostat), que :

La Belgique ne dépense que 36,2 % des dépenses des administrations publiques pour la protection sociale alors que la moyenne pour l’Allemagne ( 42,4%), la France (43,1%) et les Pays-Bas ( 36,5%) est de 40,67 %.

Par exemple, pour les dépenses ‘vieillesse’, la Belgique ne dépense que 16,1 % des dépenses des administrations publiques alors que la moyenne pour l’Allemagne (20,6%), la France (23,8%) et les Pays-Bas ( 14,8%) est de 19,73 %.

La FEB propose-t-elle également un alignement ?

Quant aux 15,2 % de dépenses pour les Services généraux, ils sont pour grande partie le résultat de notre fédéralisme.

La FEB plaide-t-elle pour une re-fédéralisation de certaines compétences ?

Au-delà d’utiliser des chiffres à bon ou mauvais escient, la FEB pense-t-elle vraiment que ce genre de déclaration est de nature à favoriser la concertation sociale ?

La FEB cautionne-t-elle une politique d’austérité qui ne s’attaque qu’aux travailleurs, avec ou sans emplois, aux jeunes, aux femmes, aux pensionnés, aux propriétaires de PME ? Faisant fi des milliards d’euros qui échappent à l’impôt et donc à l’Etat ?

La FGTB invite la FEB à aller dans les palais de justice, les prisons, l’administration des finances, les écoles…Tous ces services publics qui réclament à cor et à cris des moyens supplémentaires pour mieux remplir leur missions. Missions indispensables à la vie en société.

La FGTB rappelle aussi et surtout que les services publics sont le premier pouvoir d’achat des citoyens, le patrimoine de ceux qui n’en ont pas. Un mécanisme de redistribution des richesses et de lutte contre les inégalités. Les services publics sont indispensables à notre démocratie.